Édition 2018 de JIAMCATT

Du 7 au 9 mai 2018, des représentants du Centre de traduction ont participé à la réunion annuelle internationale sur la terminologie et la traduction assistée par ordinateur (JIAMCATT), organisée par l’Office des Nations unies à Genève (Suisse).
 

L’événement annuel JIAMCATT constitue pour ses partenaires un lieu de débat, d’échange d’expériences et de coopération dans les domaines de la terminologie et de la traduction assistées par ordinateur, de l’interprétation et de la recherche documentaire. Cette manifestation représente une plate-forme d’échange idéale avec la communauté des chercheurs, puisqu’elle rassemble plus de 160 professionnels des langues représentant les institutions européennes, les organisations internationales et les États membres.

Pour l’édition de cette année, le thème suivant avait été choisi: «From end to end: tools and technology as links in the chain» (De bout en bout: les outils et la technologie en tant que maillons de la chaîne).

Alexander Weibel, professeur à la Carnegie Mellon University (États-Unis) et à l’Institut de technologie de Karlsruhe (Allemagne), a prononcé un discours d’ouverture très intéressant, intitulé «Toward a Language Transparent World» (Vers un monde transparent sur le plan linguistique). Dans sa présentation, il a parlé du rôle joué par la science à l’arrière-plan des évolutions les plus récentes marquant la technologie des langues et a prédit que les barrières linguistiques entre les peuples de notre planète tomberaient grâce aux avancées obtenues dans ce domaine. Il a également affirmé que la technologie ne réduisait pas le volume des travaux de traduction ou le nombre de personnes nécessaires pour effectuer ces travaux, mais qu’elle augmentait plutôt l’efficacité et modifiait les méthodes de travail des traducteurs. Le rôle de la technologie est d’aider les traducteurs et non de les remplacer.

L’incidence de la traduction automatique neuronale sur la pratique de la traduction était un thème clé cette année. Un atelier intitulé «Introduction to post-editing» (Introduction à la post-édition) a attiré un grand nombre de participants. Dans ce contexte, il a été suggéré que, étant donné que, lors des tests comparatifs menés depuis 2016, les systèmes de traduction automatique (TA) neuronale donnent systématiquement de meilleurs résultats que les systèmes de traduction automatique statistique, l’avenir repose sur une symbiose entre l’être humain et la machine. Il convient de considérer la traduction automatique comme un autre type de révision, dans le cadre duquel, en fonction de la nature du texte et de la finalité pour laquelle il doit être utilisé, l’idée est de conserver le texte produit par les systèmes de TA dans la plus grande mesure possible afin de garantir l’efficacité.

Le respect des normes en matière d’accessibilité, qui tient compte des droits des personnes handicapées, constituait un autre thème important de l’édition de JIAMCATT de cette année. Il est essentiel d’intégrer l’accessibilité à un stade très précoce du développement de systèmes informatiques, car cette intégration est très difficile à réaliser à un stade ultérieur. À noter également que les développements initialement envisagés pour les personnes handicapées (par exemple la reconnaissance vocale pour les personnes malvoyantes ou aveugles) peuvent être ultérieurement utilisés par tout un chacun. C’est vrai: désormais, la reconnaissance vocale nous concerne tous!

Le Centre de traduction a profité de cette manifestation pour annoncer la mise en production de la version totalement repensée de la base de données terminologique interinstitutionnelle IATE, qui devrait avoir lieu vers la fin de cette année. La nouvelle base de données IATE fonctionnera grâce à des technologies de pointe qui augmenteront les capacités de recherche et le filtrage. De nombreux participants à JIAMCATT se sont montrés intéressés par la nouveauté de son architecture et de sa conception. 

Les conclusions et recommandations de l’édition 2018 de JIAMCATT sont disponibles ici.