La Commission publie la liste des écoles de traduction homologuées EMT

La direction générale de la traduction (DGT) de la Commission européenne a publié début juin la liste des universités et établissements d'enseignement supérieur proposant des programmes de traduction de niveau master conformes aux normes du réseau européen des masters en traduction. Cette liste comporte plus de 80 membres présents dans l'Union européenne, en Suisse et au Liban et est valable jusqu'en 2024.

Le réseau européen des masters en traduction (European Master’s in Translation Network), également appelé “réseau EMT”, est un projet de partenariat entre la Commission européenne et les universités et établissements d’enseignement supérieur proposant des programmes de traduction. Son objectif est de faciliter l’intégration sur le marché du travail des jeunes diplômés en traduction. 

L'an dernier, le réseau EMT a adopté un référentiel de compétences pour la période 2018-2024. Les programmes d’enseignement supérieur qui ont répondu aux normes professionnelles établies dans ce document ont obtenu le label EMT délivré par la Commission européenne.

Cinq domaines de compétence majeurs sont définis dans le référentiel EMT : langue et culture, traduction, technologies, personnel et interpersonnel et prestation de services. Durant les masters labellisés EMT, les étudiants prennent conscience que le métier de traducteur est multidimensionnel et qu’il implique plus que de véhiculer un message d’une langue à l’autre. Il exige de savoir livrer un service de traduction à part entière. Celui-ci couvre des domaines aussi variés que la prospection des clients, la budgétisation du travail, la gestion du flux de la traduction ou encore l’administration des ressources linguistiques et informatiques. Les compétences personnelles et interpersonnelles (communément désignées par l’expression soft skills, comme l’aptitude à travailler en équipe ou le respect des délais) sont également de plus en plus souvent enseignées et évaluées.

Certaines des compétences prévues dans ce référentiel témoignent de l’évolution très rapide du marché de la traduction. À titre d’exemple, il est actuellement demandé aux futurs diplômés de savoir post-éditer le produit de la traduction automatique (TA), d’être capables d’évaluer la pertinence des systèmes de TA dans un flux de traduction ou encore de savoir utiliser les médias sociaux de manière responsable à des fins professionnelles. Plus que jamais, les traducteurs de demain se trouveront à la croisée des chemins ! 

 

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