Le Centre de traduction forme des étudiants à la gestion des flux de traduction

La gestion des flux de traduction est un processus de plus en plus complexe. À tel point que les universités spécialisées en traduction, telles que celles qui participent au master européen en traduction (EMT), enseignent désormais à leurs étudiants comment gérer les flux de travail de A à Z. Le Centre de traduction (CdT) a collaboré avec l’Université catholique de Louvain (UC Louvain) en Belgique afin de partager les bonnes pratiques dans ce domaine avec les étudiants.

Dans le cadre de cette collaboration, un groupe d’étudiants de troisième cycle, de master et de licence suivant le cursus de traduction spécialisée de l’UC Louvain a eu la possibilité de travailler sur des demandes de traduction réelles traitées par le Centre.

L’intérêt de ce cas d’étude pour l’université résidait dans la complexité des projets en matière de format de fichiers à traduire, de combinaisons linguistiques, de délais et d’outils de traduction à mettre en œuvre. Sous la direction de l’administrateur chargé des flux de travail du Centre de traduction et du professeur de l’UC Louvain responsable du troisième cycle, les étudiants ont été chargés d’organiser les travaux entre eux et de veiller à ce qu’ils soient réalisés dans les délais impartis.

Les étudiants ont été répartis en plusieurs groupes, chaque personne assurant un ou plusieurs rôles dans le flux de travail: gestionnaires de projet, traducteurs ou réviseurs.

Sur la base des documents source fournis par le Centre, les gestionnaires de projet ont réparti les travaux en fonction des ressources qui leur étaient disponibles, préparé les projets à l’aide de divers outils de TAO, utilisé la traduction automatique et veillé à assurer la post-édition de leurs travaux.

La préparation des projets représentait un défi considérable. Les étudiants ont dû tenir compte du format des fichiers à traduire, des instructions spécifiques fournies par le Centre et des délais à respecter. Au cours de cette phase, le Centre a été consulté systématiquement comme s’il s’agissait d’un échange avec un véritable prestataire de services linguistiques et a fourni des réponses en conséquence.
Les étudiants ont fourni des traductions de l’anglais vers le néerlandais, l’allemand, le grec, l’espagnol, le français, le hongrois, l’italien, le lituanien et le turc, ainsi que du russe vers l’anglais.
Dans chacun des projets, les textes à traduire relevaient de domaines spécialisés tels que les «compétences et aptitudes professionnelles spécialisées», les «chemins de fer» et le «secteur bancaire».

Une fois les traductions livrées au Centre, la gestion des projets et les traductions ont été évaluées par le personnel du Centre.

Cet exercice s’est avéré très intéressant pour les deux parties. Le Centre a pu apprécier les compétences spécialisées des étudiants s’apprêtant à entrer dans le monde du travail, tandis que les étudiants ont pu se familiariser avec des projets réels et acquérir une expérience directe des défis du monde de la traduction.