Réunion du groupe de contact avec les universités de l’IAMLADP

L'un des groupes de travail de l’IAMLADP (réunion annuelle internationale concernant les services linguistiques, la documentation et les publications) se consacre à la formation. Il est constitué de trois groupes d’étude:

  • les actions de formation communes, auxquelles le Centre contribue régulièrement;
  • l’apprentissage en ligne;
  • le groupe de contact des universités (UCG).

Le mandat de l’UCG consiste à agir en tant que point de liaison favorisant le développement des relations et de la coopération entre les organisations internationales et les établissements de formation.

En effet, il est très important pour les organisations internationales d’être en contact avec les établissements d’enseignement supérieur. L’UCG, qui compte 19 organisations internationales et 13 universités, est l'illustration parfaite de ce type de relation bénéficiant à toutes les parties, étant donné que certaines universités organisent des séminaires auxquels participent leurs étudiants ainsi que les membres des personnels des organisations internationales qui partagent leur savoir-faire avec les étudiants. De leur côté, les organisations internationales peuvent également bénéficier des compétences des chercheurs et professeurs des universités. Ainsi, la collaboration entre le Centre de traduction et l’université de Leeds a été mentionnée à plusieurs reprises dans le passé, le Centre ayant pu bénéficier de l’expertise des chercheurs de Leeds dans les domaines de la traduction assistée par ordinateur, du sous-titrage et de la reconnaissance vocale. Plusieurs traducteurs ont également participé à des séminaires sur la traduction juridique organisés dans le passé par l’université de Salamanque.

L’ensemble de ces séminaires est proposé gratuitement au personnel des organisations internationales (qui doivent uniquement régler les frais de voyage de leur personnel).

Les participants ont discuté de la question des formations proposées aux étudiants au sein des organisations internationales. En effet, nombre d’entre elles, à l’instar du Centre, proposent des formations, et l’UCG fournit aux universités une vue d’ensemble des formations et stages destinés aux jeunes diplômés en traduction, terminologie, etc.

Les participants ont également posé des questions relatives à la façon d’assurer la jonction entre formation et vie professionnelle. L’objectif consiste à mieux identifier les aptitudes, compétences et connaissances dont tous les diplômés devraient disposer lorsqu’ils quittent l’université et sont recrutés par les organisations internationales.

À une époque où les traducteurs réalisent de plus en plus le contrôle de la qualité de textes traduits automatiquement et passent de plus en plus de temps à réviser ce que d’autres - contractants/collègues ou machines - ont traduit, les participants se sont également accordés sur l’importance pour les traducteurs de faire la distinction entre les erreurs typiquement d’origine humaine et les nouveaux types d’erreurs que l’on rencontre dans les traductions provenant de systèmes de traduction automatique. L’introduction progressive des systèmes de traduction automatique neuronale capables de produire des traductions paraissant «naturelles», qui ressemblent donc fortement à des traductions réalisées par des humains, a engendré de nouveaux défis pour les traducteurs en raison de la nature imprévisible de certains des problèmes signalés par les traducteurs qui assurent le traitement ultérieur de telles traductions. Différentes organisations internationales sont confrontées à des problèmes similaires et recherchent des formateurs qualifiés et du matériel de formation approprié afin d'accroître la sensibilisation des traducteurs à ce type de problème.