Précieuse contribution du secteur financier au travail de nos traducteurs

Le 1er octobre 2018, le Dr Doris Wohlschlägl-Aschberger, experte en affaires bancaires et avocate, a animé deux séances d’information au Centre de traduction. Forte de ses 40 ans d’expérience, celle-ci a abordé les instruments financiers et les défis liés aux mécanismes de surveillance financière. Une quarantaine de traducteurs étaient présents et se sont vu expliquer ces concepts financiers.

Les séances portaient sur le travail réalisé par le Centre pour les clients dont les activités touchent au domaine de la finance. Il s’agit notamment du Conseil de résolution unique (CRU), de l’Autorité bancaire européenne (ABE), de l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP), de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) et de la Banque centrale européenne (BCE).

La journée a débuté par un examen de la première pierre angulaire législative de l’UE en matière de marchés financiers, à savoir la directive sur les services d’investissement (DSI), qui date de 1993. En 2004, celle-ci a été complétée par la directive concernant les marchés d’instruments financiers [directive 2004/39/UE (MiFID I)].

Le Dr Wohlschlägl-Aschberger a expliqué les différences entre actions et obligations, obligations convertibles et obligations contingentes convertibles dites «obligations CoCo», ainsi que divers types de fonds, y compris les fonds spéculatifs. Au cours de la journée, nous avons découvert des termes plus insolites, tels que les certificats «Plain Vanilla», les contrats à terme gérés ou encore les obligations toxiques.

Connaissez-vous la différence entre les instruments complexes et non complexes? Parmi les instruments financiers non complexes figurent par exemple les parts et les unités de fonds qui sont considérés comme faciles à comprendre et présentent un risque faible à moyen. Les instruments financiers complexes comprennent, en revanche, les warrants et les produits dérivés. Il existe des instruments financiers plus compliqués visant un public n’ayant peu ou pas d’expérience dans le domaine et qui sont dès lors considérés comme des produits à haut risque.

Saviez-vous que les entreprises sont exigeantes en ce qui concerne la qualité de leurs investisseurs? Naturellement, leur préférence va aux investisseurs à plus long terme, c’est pourquoi elles se retirent parfois du marché des actions afin de se débarrasser des spéculateurs à très court terme (les «scalpers») qui se contentent d’acheter des actions pour s’en délester aussitôt. On entend par radiation de la cote le fait de retirer des titres du marché boursier.

Plus tard, les concepts d’obligations vertes et d’investissement socialement responsable (ISR) ont été brièvement évoqués. Les fonds en obligations vertes sont utilisés pour financer des projets environnementaux; ils sont dès lors considérés comme un investissement responsable.

L’après-midi a été consacré aux mécanismes de surveillance et aux difficultés y afférentes. Avant la mise en œuvre de la DSI, la surveillance du secteur bancaire incombait au seul ministère des finances du pays concerné. Toutefois, la législation de l’UE n’ayant pas encore été harmonisée, il reste du travail à accomplir; le défi est donc de taille pour les instances de régulation et de surveillance. La contribution de l’ABE, de l’AEMF et de l’AEAPP est considérable en ce qu’elle ont réussi à mettre en place des canaux de communication efficaces entre les instances de régulation et les instances de surveillance. Comme nous le savons, l’ABE, à l’instar des deux autres autorités, produit des orientations. Celles-ci sont transmises aux autorités nationales compétentes qui décident de leurs modalités d’adoption par les établissements de crédit. Après réception et examen de ces orientations, les autorités nationales compétentes envoient leurs commentaires en retour à l’ABE sous la forme d’un rapport. L’ABE évalue ensuite ces rapports en comparant les données provenant des États membres. En raison des différences nationales entre les systèmes et les produits financiers, la comparaison des données est complexe et chronophage.

Le rôle de l’AEMF est de protéger les investisseurs en promouvant des marchés financiers stables et réguliers.

L’AEAPP a pour principales responsabilités de soutenir la stabilité du système financier, la transparence des marchés et des produits financiers ainsi que la protection des assurés, des affiliés aux régimes de pension et des bénéficiaires.

En fin de journée, après l’intervention du Dr Wohlschlägl-Aschberger, nous avions une idée claire du marché de niche que constituent les instruments financiers et les mécanismes de surveillance et nous étions préparés à poursuivre notre travail dans ce domaine.